Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

27 mai 2017

La sensibilité aux ondes est-elle physiologique ou psychologique?

LA SENSIBILITÉ AUX ONDES EST-ELLE PHYSIOLOGIQUE OU PSYCHOLOGIQUE?
Par Jacques Lintermans D.Sc.*, publié dans Linkedin le 30 avril 2017

Les symptômes d'intolérance attribués aux effets des champs électromagnétiques par les sujets qui y sont exposés font couramment l'objet de scepticisme, teinté d'ironie. L'argument habituel pour nier ces effets est que, exposés expérimentalement aux ondes émises par une antenne de téléphonie mobile, des sujets qui y sont prétendument sensibles n'auraient ressenti aucun trouble, tandis que d'autres auraient signalé l'apparition de malaises quand, à leur insu, l'antenne était hors service (1).

A l'opposé, en utilisant le même protocole expérimental d'irradiation, on a mesuré chez des sujets normaux une élévation significative du cortisol, l'hormone du stress (2). Ce résultat a été confirmé chez l'animal en laboratoire (3) et apporte une preuve de manière objective qu'une exposition aux radiations non-ionisantes entraine des conséquences au niveau physiologique.

Autre objection, le manque de critères spécifiques pour diagnostiquer l'électrosensibilité (1). Cette objection est valable si l'examen se limite aux troubles du sommeil, lourdeurs de tête, pertes de mémoire à court terme, désorientation spatio-temporelles. Ces symptômes sont invalidants mais paraissent subjectifs.

Par contre, les résultats d'analyses relatives à la biologie clinique de personnes électrohypersensibles (EHS) montrent des valeurs anormales concernant plusieurs marqueurs biochimiques(4); ainsi, une majorité de ces personnes ont un taux élevé d'histamine plasmatique pouvant être interprété comme un affaiblissement du système immunitaire (5) provoquant une allergie aux ondes.

Genève : Echange de lettres avec le Directeur général des Transports public genevois concernant la mise à disposition des voyageurs d'une connexion Wi-Fi

Lettre au Directeur général des Transports publics genevois (TPG), Monsieur Denis Berdoz, et sa réponse :

Lettre du Directeur général des TPG
Genève 22 mai 2017

Chère Madame,

C'est avec vif intérêt que j'ai pris connaissance de votre courrier, dans lequel vous m'exprimez votre souci d'apprendre que notre entreprise va prochainement mettre à disposition de ses voyageurs une connexion wifi gratuite.

Dans un monde de plus en plus connecté, les interrogations sur les effets des ondes sur la santé deviennent légitimes, je comprends donc parfaitement votre préoccupation et le sens de votre intervention.

Je tiens tout d'abord à vous remercier de l'attention que vous manfestez à l'égard du développement des services proposés dans vos transports publics et pour votre intervention argumentée.  Il m'importe dès lors de vous apporter quelques précisions et de partager avec vous les raisons qui ont conduit à cette proposition.

25 mai 2017

Les révoltés des ondes (article de 2008 publié par Le Monde Magazine)

Les révoltés des ondesPar notre envoyé spécial en Suède, Laurent Carpentier, Le Monde Magazine, 2 May 2008

En Suède, ils sont reconnus comme électrosensibles : Sylvia, Lars, Per ou Eva sont malades et se protègent. La cause des démangeaisons, des migraines ou des vertiges dont ils souffrent ? Eux accusent les ondes électromagnétiques, les scientifiques sont divisés. C'est le côté obscur des nouvelles technologies. Rencontres.

Avant de prendre le volant de sa Skoda rouge qui file sur les rocades de la banlieue de Stockholm, Ann a passé son casque antiradiations. Une sorte de moustiquaire, dont le grillage en argent la protège des micro-ondes répandues dans l'univers : portables, antennes relais, Wi-Fi… "Il y a d'abord cette chaleur qui me brûle le visage, et puis viennent les problèmes de concentration, je perds le fil et je perds mes mots, ma pensée devient confuse… Ce n'est pas quelque chose qu'on voudrait voir arriver pendant que je conduis…" Euh… non, on ne voudrait pas. Ann Rosenqvist Atterbom est "électrosensible". Cette grande femme au visage doux et aux épaules larges, dont les cheveux blonds se sont couverts du gris des années, présente les mêmes symptômes que les enfants des écoles françaises dont on a équipé les toits d'antennes relais. Elle se plaint des mêmes maux que les bibliothécaires de la Ville de Paris après l'installation de bornes Wi-Fi dans leurs locaux au mois d'août 2007 : migraines, érythèmes, nausées, troubles de la concentration, vertiges, palpitations, fourmillements… Partout dans le monde s'élèvent des voix, qui par milliers disent ainsi souffrir du support invisible des nouvelles technologies : les ondes électromagnétiques. La différence, en Suède, c'est qu'on ne dit plus que ces gens sont fous. On a admis depuis longtemps que leur mal était pour eux un handicap et qu'il devait être traité comme tel. En attendant de comprendre pourquoi.

24 mai 2017

L'électrohypersensibilité (EHS)

L'électrohypersensibilité (EHS)
Lettre du Jour, Courrier, Tribune de Genève, 24-25 mai 2017

Un grand merci à l’équipe du Temps présent pour l’émission, « Etre connecté peut nuire gravement à la santé ». Cet excellent documentaire a donné une voix aux personnes électrohypersensibles (EHS), largement marginalisées par un environnement saturé des ondes et une société accroc aux gadgets sans fil. En Suède, l’EHS est reconnue comme une invalidité fonctionnelle. C’est l’environnement qui est malade, pas la personne EHS.

Genève peut faire beaucoup plus pour aménager les lieux pour accommoder les personnes sensibles : immeubles, lieux de loisir et de travail, centres médicaux sans ondes. Au lieu de faire installer le Wi-Fi dans les transports publics, les TPG devraient bannir les appels téléphoniques – déjà une nuisance pour tout le monde.

Chacun de nous devrait apprendre à être plus attentif à la souffrance des autres : éteindre le Wi-Fi lorsqu’il n’est pas utilisé, surtout la nuit, dans les habitations et le smartphone en présence de nos voisins et nos amis EHS et particulièrement, de jeunes enfants, plus vulnérables aux ondes.

Nous ne devrions pas nous laisser être dominés par la technologie, contribuant à un monde où « l’argent est roi et notre santé est secondaire ». Le degré de civilisation d’une société est jugé par la compassion qu’elle étend à ses membres les plus vulnérables.

par Meris Michaels

Qui cherche des puces (magnétiques)?

Qui cherche des puces (magnétiques)?
par Luzia Mattmann/Christian Chevrolet, bonasavoir.ch, 19 mai 2017

Les experts doutent qu'une simple puce magnétique puisse protéger des ondes émises par un téléphone portable. Elles sont pourtant légion.

Le principe paraît simple: pour se protéger des ondes émises par les téléphones portables, il suffit de coller sur la coque de l'appareil une puce magnétique. L'une des dernières en date s'appelle «Vita-Chip». Proposée par la société Swissmedtechsolutions, à Winterthour, elle contient des cristaux et de la magnétite censés «harmoniser» les ondes et se vend 63 fr. 

22 mai 2017

"Mon fils a été trop exposé aux écrans, il souffre aujourd'hui de troubles autistiques"

"Mon fils a été trop exposé aux écrans, il souffre aujourd'hui de troubles autistiques"
Propos recueillis par Paulina Benavente, rmc.bfmtv.com, 18 mai 2017

Selon Anne-Lise Ducanda, médecin de PMI (protection maternelle et infantile), les jeunes enfants trop exposés aux écrans pourraient développer de sérieux troubles comportementaux. C'est ce qui est arrivé à Ivan, 4 ans. Son père, Philippe raconte, pour RMC.fr

Philippe a 38 ans. Il est le père d'Ivan, 4 ans qui est aujourd'hui victime de troubles autistiques après avoir été trop exposé aux écrans.

"Je suis installateur et intégrateur d'écrans. Et je suis aussi papa de deux enfants de 9 et 4 ans. Comme c'est mon métier, j'ai un certain nombre d'équipements, une facilité d'accès à ces équipements.

Mon fils de 4 ans présente aujourd'hui des troubles du spectre autistique. Il a des troubles de relation aux autres. Il est évident qu'avec le métier que j'exerce, j'ai pu très rapidement faire le lien. Un enfant victime du marketing peut devenir très rapidement accro à ces tablettes et à ces écrans. Et ça les coupe complètement du monde.

Concrètement, il a un retard important du langage. Il a des phénomènes proches de l'autisme, des troubles du comportement et de la relation. On a vu plusieurs spécialistes qui nous ont dit qu'il n'était pas autiste. Mais malgré tout, il est suivi par un psychomotricien, par un neuropédiatre et il en a besoin. Il est dans un spectre du trouble autistique qui s'élargit de jour en jour.

Téléphonie mobile : les normes actuelles sont-elles protectrices ?

Téléphonie mobile : les normes actuelles sont-elles protectrices ?
par Virginie Bagouet, APMNews,
17 mai 2017, publié sur le blog de Marc Arazi

PARIS, 17 mai 2017 (APMnews) – Certaines des normes actuellement appliquées aux téléphones portables ne seraient pas protectrices, selon un médecin militant, Marc Arazi, qui a récemment mené une action judiciaire pour que soient rendus publics les noms d’appareils qui dépassaient les seuils lorsqu’ils étaient placés au contact du corps.

Le débit d’absorption spécifique (DAS) indique la quantité d’énergie reçue par l’usager d’un appareil radioélectrique lorsqu’il fonctionne à pleine puissance pendant quelques minutes. L’absorption des champs électromagnétiques entraîne une élévation de température des tissus. Afin de prévenir cet effet thermique, des valeurs seuils ont été imposées.

Dans l’Union européenne, le DAS tête et le DAS tronc doivent être inférieurs à 2 W/kg, le DAS membre inférieur à 4W/kg. Le DAS tête est « très cadré », il intègre deux postures standardisées au contact de l’oreille et près de la bouche, a indiqué mardi à APMnews Gilles Brégant, directeur de l’Agence nationale des fréquences (ANFR). L’industriel doit faire figurer cette mesure de DAS tête sur les notices de leurs appareils. Globalement, le DAS tête a diminué, il est en moyenne égal à 1W/kg, selon le directeur de l’ANFR.

19 mai 2017

"N'importe quel jouet peut devenir une arme"

Reuben Paul
PAYS-BAS «N'IMPORTE QUEL JOUET PEUT DEVENIR UNE ARME»
Le Matin / afp/nxp, 16 mai 2017

Un cyber-prodige de 11 ans a montré à des experts comment ses jouets connectés pouvaient devenir des armes.

Un jeune garçon a épaté une galerie d'experts en sécurité mardi aux Pays-Bas en piratant le bluetooth de leurs appareils électroniques pour prendre le contrôle d'un ours en peluche et montrer à quel point les jouets interconnectés «peuvent devenir des armes».

«Des avions aux automobiles, des smartphones aux maisons intelligentes, n'importe quel objet ou jouet peut être un objet connecté» (IoT), a déclaré Reuben Paul, enfant prodige de onze ans, lors d'une conférence sur la cybersécurité à La Haye.

Connexion par bluetooth

Mais cela signifie également que «des terminators aux ours en peluche, n'importe quel objet ou n'importe quel jouet peut devenir une arme», a ajouté le garçon haut comme trois pommes sur l'immense scène du World Forum.