Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

31 mars 2015

Suisse : Rayonnement non ionisant et son - Meilleure protection lors de l’utilisation

Rayonnement non ionisant et son 
Meilleure protection lors de l’utilisation
Conseil fédéral et Office fédéral de la santé publique

Berne, 11.02.2015 - Le Conseil fédéral entend mieux protéger la population contre les dangers liés au rayonnement non ionisant (RNI) et au son en édictant une nouvelle loi. Après avoir pris acte des résultats de la consultation menée sur le sujet, il a chargé le Département fédéral de l'intérieur (DFI) d'élaborer un projet ad hoc d'ici la fin de l'année. Le projet ne concerne pas les installations fixes comme celles de téléphonie mobile ou les lignes à haute tension.

La grande majorité des participants à la consultation approuve le projet de réglementation. D'aucuns soutiennent pleinement les propositions du Conseil fédéral. D'autres reconnaissent qu'il faut protéger la population contre les effets nocifs du rayonnement non ionisant et du son par le biais de prescriptions légales, mais émettent des réserves quant à la nécessité d'élaborer une loi spécifique en la matière. Seule une minorité de participants a rejeté l'avant-projet de loi mis en consultation, jugeant que celui-ci ne tenait pas assez compte de la responsabilité individuelle ou qu'il n'englobait pas le principe de précaution. Le Conseil fédéral estime toutefois que les lois existantes ne peuvent être modifiées de façon à garantir à la population une protection suffisante contre les RNI et le son. Il a donc chargé le DFI d'élaborer un texte délimitant clairement le champ d'application de la nouvelle loi par rapport à la législation actuelle. La répartition des tâches entre la Confédération, les cantons et les acteurs privés devra aussi être clarifiée.

Suisse : Première table ronde sur l'amiante : discussion sur les objectifs et la suite des travaux

Première table ronde sur l'amiante : discussion sur les objectifs et la suite des travaux
Office fédéral de la santé publique

Berne, 12.03.2015 - Les représentants des personnes affectées par l'amiante, des organisations patronales, de l'Union syndicale suisse, de différentes entreprises ainsi que de la Suva se sont réunis une première fois pour discuter des objectifs à atteindre et de la suite des travaux. Ils sont en principe disposés à rechercher ensemble une solution consensuelle pour aider les personnes qui rencontrent des difficultés en raison d'une maladie provoquée par ce matériau. Cette table ronde, instaurée par le conseiller fédéral Alain Berset, est présidée par l'ancien conseiller fédéral Moritz Leuenberger.

Pour aider les personnes risquant d'être confrontées à des problèmes financiers en raison d'une maladie provoquée par l'inhalation de fibres d'amiante, le conseiller fédéral Alain Berset a instauré une table ronde.

Microondes : utilisation dans le contrôle des populations… via les abeilles ?

Microondes : utilisation dans le contrôle des populations… via les abeilles ?
ephiscience.net / Journal Kokopelli (revue no. 6 de 2013-2014)

Barrie Trower est un physicien britannique à la retraite.
Il est un expert des armes à microondes pulsées et a travaillé pour la Royal Navy et les services secrets britanniques. Durant sa carrière, il a débriefé des espions qui provenaient de différents pays ayant mis au point et utilisé des armes à microondes. Depuis qu'il est à la retraite, il s'investit pour expliquer au public, au travers de lettres et de conférences, les méfaits des microondes sur les êtres vivants.

Dans un article publié par le site internet "Sign Of The Times" le 21 septembre 2013 intitulé "Dr. Barrie Trower : l'utilisation des microondes dans le contrôle des populations", Lars Drudgaard (directeur régional pour l'Europe du Centre ICAAT "International Center Against Abuse of Convert Technologies"), et Stephen Bell (son collègue) ont questionné en mai 2012 le physicien Barrie Trower au sujet des effets potentiellement délétères des microondes pulsées (GSM, UMTS, WiFi etc.) sur les êtres vivants.

Le thème principal de cet entretien été l'utilisation abusive des microondes en tant qu'arme furtive secrète et clandestine, existant depuis au moins 50-60 ans. Au cours du temps, ce type d'arme a revêtu de nombreux visages, et elle est toujours utilisée sur des cibles différentes dans le monde, jusqu'à causer la mort.

Pourquoi tous les gouvernements échouent à réduire la présence des pesticides

Pourquoi tous les gouvernements échouent à réduire la présence des pesticides
par Nolwenn Weiler, bastamag.net, 
30 mars 2015

Réduire de moitié l’usage des pesticides : telle est l’ambition affichée par les ministres de l’Agriculture depuis une décennie. Pourtant, le recours à ces produits toxiques et cancérogènes ne cesse d’augmenter. Malgré les discours sur « l’agriculture raisonnée », malgré la progression des cultures bio, malgré l’effort des consommateurs qui achètent de plus en plus de produits sans pesticides, malgré les résultats obtenus par plusieurs agriculteurs qui réduisent drastiquement le recours à la chimie… En cause : le poids de l’agro-business qui freine tout changement d’ampleur. Et l’absence de véritables sanctions contre les fraudeurs qui continuent d’utiliser des produits pourtant interdits. Enquête sur une aberration.

30 mars 2015

Suisse : Amiante: une table ronde pour aider financièrement les malades

Amiante: une table ronde pour aider financièrement les malades
caova.ch, 26 février 2015

Le Conseil Fédéral dans sa séance du mercredi 25 février 2014 propose une table ronde :

Les malades de l’amiante ne sont pas tous logés à la même enseigne: ceux qui ont contracté leur pathologie hors du cadre professionnel touchent des prestations moins avantageuses. La table ronde souhaite les aider en associant victimes, entreprises, syndicats et autorités.

Environ 120 personnes tombent chaque année malade à cause de l’amiante en Suisse, notamment d’une tumeur maligne de la plèvre et du péritoine. Parmi elles, entre 20 et 30 sont touchées hors du monde professionnel: des indépendants, des bricoleurs, ou encore des victimes habitant près d’entreprises utilisant ce matériau.

Cette seconde catégorie ne bénéficie pas de la couverture de l’assurance accident obligatoire. Elle doit se rabattre sur l’assurance maladie ou l’assurance invalidité (AI), dont les prestations s’avèrent moins élevées, explique le gouvernement mercredi.

Afin de venir en aide à ces malades, le ministre de la santé Alain Berset a concrétisé la solution évoquée en octobre dernier: lancer une table ronde avec les principaux acteurs. Cet organe aura pour mission d’améliorer la situation financière des personnes concernées en trouvant des consensus entre les participants. (ats, mercredi 25 février 2015)

Nouveau rebondissement dans l'affaire Eternit

Le milliardaire suisse avait été condamné en appel à 18 ans
de prison, mais avait finalement été acquitté.
Image : Keystone
Nouveau rebondissement dans l'affaire Eternit
Le Matin, 23 février 2015

TURIN : Le procureur de Turin accuse l'homme d'affaires suisse Stephan Schmidheiny d'homicide volontaire aggravé et demande son renvoi devant la justice.

Le procureur de Turin Raffaele Guariniello a demandé lundi 23 février le renvoi devant la justice de l'homme d'affaires suisse Stephan Schmidheiny. Il l'accuse d'homicide volontaire aggravé pour la mort de 258 personnes dans les régions où se trouvaient des usines d'amiante du groupe Eternit S.p.A. Gênes.

Ces décès ont été enregistrés entre 1989 et 2014, a annoncé le magistrat piémontais en commentant les considérants du jugement rendu en novembre dernier par la Cour de cassation.

Condamné avant d'être acquitté

Suisse : Témoignage de Maher Choura, décédé de mésothéliome, le "cancer de l'amiante"

Hommage à Maher Choura, décédé le 19 février 2015 
caova.ch, 19 mars 2015

[Regarder aussi ce reportage du 25 janvier 2015: L'amiante , une épée de Damoclès - En Suisse, l'amiante a déjà provoqué plus de 1700 décès. Les personnes exposées à ce matériau interdit en 1989 vivent avec une véritable épée de Damoclès sur la tête: il faut souvent attendre des décennies pour que la maladie se déclare.]

Maher Choura, gravement atteint dans sa santé par une maladie spécifique de l'amiante dès octobre 2013, a pris contact avec CAOVA en novembre 2014. Il avait appris l'existence de notre Comité d'aide aux victimes de l'amiante suite à une émission de la TSR sur le jugement à Rome du responsable de milliers de travailleurs italiens exposés à l'amiante, Stephan Schmidheiny. Maher ne travaillait pas dans une usine d'amiante, sur des chantiers où il est mise en œuvre, ni dans une entreprise de désamiantage. C'est dans l'une des imprimeries où plusieurs imprimeries "pourries", comme il disait, où il travaillait depuis 20 ans qu'il a été empoisonné, comme plusieurs membres de CAOVA décédés comme lui de mésothéliome, le "cancer de l'amiante".

Voici le témoignage de Maher Choura :

Suisse : Jean Fouace, victime de l'amiante

Ce drame révèle les carences de la Confédération, des Cantons, de la SUVA et du propriétaire de l’Hôtel du Parc de Villars-sur-Ollon, où le victime travallait comme professeur de gymnastique et maître nageur pendant 33 ans, en matière de prévention des dangers de l’amiante. 

A la mémoire de Jean Fouace, décédé le 10 mars 2015

caova.ch, 25 mars 2015
hommage-a-j-fouace

Jean Fouace a travaillé pendant 32 ans, de 1966 à 1999, comme professeur de gymnastique et maître nageur à l’Hôtel du Parc de Villars-sur-Ollon. En 2013, cinq ans après sa retraite, une grave maladie, le mésothéliome, lui ayant été diagnostiquée, il a fait appel à notre Comité d’aide aux victimes de l’amiante (CAOVA). C’est l’un des membres du Comité, expert de EPFL, qui a répondu à son appel et, curieux hasard, c’est lui-même qui l’avait accueilli et accompagné en 1985 au cours de l’expertise amiante demandée par le propriétaire de l’hôtel. L’expert, se fondant sur les mesures de l’Institut de santé au travail (IST) avait conclu dans son rapport: “L’enlèvement du flocage est recommandé pour la grande salle de la piscine [...] afin d’éliminer complètement l’amiante du bâtiment.” En effet, les flocages qui recouvraient les plafonds, effectués en 1966, étaient très dangereux pour la santé du personnel et de la clientèle de l’hôtel. Ce danger était connu publiquement puisque l’hôtel qui figurait dès 1985 sur la liste des 4′000 bâtiment à risque en Suisse devait être désamianté sans tarder, d’autant plus que le flocage, accessible à la main, était abîmé par en droits. Pourtant, à ce jour, aucun désamiantage n’a été effectué.