Mieux Prévenir

Comprendre le rapport entre la santé et l'environnement pour mieux protéger nos enfants et les générations futures.

24 janv. 2012

Fukushima - Mise à jour - 2



En août 2011, Liz Hayes, journaliste au “60 Minutes”, CBS TV, Australie, a révélé des vérités sur la catastrophe de Fukushima (vidéo  - cliquez sur "cc" pour sous-titres en français).  Elle est allée à Tchernobyl où les gens souffrent encore des conséquences de l'accident nucléaire, et aussi à Fukushima.  Selon Hayes, 135 000 japonais ont été obligés d’évacuer la région touchée.  Elle parle des enfants qui souffrent des premiers signes de maladies causées par l’irradiation :  fatigue, diarrhée,  saignements de nez.  On a détecté des traces radioactives dans la glande thyroïde d’environ 500 enfants.

Elle fait état du silence des médias concernant l’étendue de la catastrophe de Fukushima, surtout aux Etats-Unis.  « Le rayonnement de Fukushima aura un impact sur toute l’humanité.  La violation du droit à la santé de l’industrie nucléaire est évidente dans ce nouveau reportage australien, » déclarait un article du 25 août 2011 sur ce programme.  « Aux Etats-Unis, le rayonnement de Fukushima est maintenant combiné avec celui des fuites du tritium radioactif toxique de trois-quarts des centrales nucléaires, de la fracturation hydraulique et de la catastrophe du déversement du pétrole au Golfe de Mexique du BP en 2010. »

Risques dus aux antennes de téléphonie mobile


Risques dus aux antennes

Je remercie M. Winiger pour son article, « Les ondes ne sont pas anodines » (voir Tribune de Genève du 19 janvier).  Il rappelle qu'une faible quantité d’ondes émises par les antennes,  grandes ou minis, peut déclencher des réactions biologiques fortes et affecter notre santé.  La Compagnie suisse de réassurance, Swiss Re, considère les dangers liés aux champs électromagnétiques (CEM) émis par les antennes, comme "risques-fantômes".   Les fibres d’amiante et les implants de silicone étaient  considérés auparavant, comme de tels risques. Aujourd’hui ils sont appelés risques émergents et finalement risques avérés, responsables  d'effets néfastes sur la santé, qui coûtent  d'énormes sommes d’argent en frais médicaux et dommages réels à la société.  Selon Swiss Re, "du point de vue prospectif, on peut classer le risque de dangers liés aux CEM comme risque émergent."  Swiss Re et d’autres compagnies de réassurance ont déclaré qu’elles n’assureront pas les compagnies de téléphonie mobile en responsabilité civile pour les risques de maladies résultant des émissions des champs électromagnétiques.  M. Winiger a aussi mentionné la surcouverture croissante du réseau mobile.  Les antennes sont parfois installées trop près des écoles et des crèches, (moins de 500 mètres), sans considération des effets potentiels nocifs pour la santé des enfants davantage vulnérables aux ondes.

Commentaire par Meris Michaels
Publié dans le "Courrier des lecteurs", Tribune de Genève, 24 janvier 2012.


14 janv. 2012

Institut de Recherche Européen sur le Cancer et l'Environnement (ECERI)


Voici un résumé quasi textuelle d’une interview du Professeur Dominique Belpomme, Président d’ARTAC (Association pour la recherche thérapeutique anti cancéreuse) et Président d’ECERI (Institut de recherche européen sur le cancer et l’environnement) par Actu-Environnement en octobre 2011.  Dans cette interview, Pr Belpomme parle de la récente création d’ECERI. (Voir le texte complet de l'interview.)


L’Institut de recherche européen sur le cancer et l’environnement (ECERI) a été établi à Bruxelles le 18 mai 2011.  Les conseils scientifiques et administratifs d’ECERI comprennent des représentants d’Etats Membres de l’Union européenne.  Ses statuts sont comparables à ceux d’ARTAC :  un centre de recherche « sans mur », un institut fédératif sous la forme d’un réseau. 

L’ARTAC s’engage dans la recherche des liens entre le cancer et l’environnement.  Sa philosophie est de créer un réseau de centres de recherches qui sont les meilleurs dans leur spécialité.  Il travaille avec certaines unités de l’INSERM  (Institut national de la santé et la recherche médicale) et du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et également avec d’autres équipes de recherche dans toute l’Europe et les Etats-Unis.

Epidémie des troubles mentaux





J’aimerais signaler un livre très intéressant sur les maladies mentales aux Etats-Unis, “Anatomy of an Epidemic” de Robert Whitaker (2010), car c’est un problème qui touche de nombreux autres pays, surtout en Occident.  Ce livre est disponible en anglais.
            
Voici quelques statistiques pour la France (2010) : une personne sur 5 est touchée par une maladie mentale, soit 18,8% de la population.  Ces maladies coûtent 107 milliards d’euros par an, soit un tiers des dépenses de l’état :  20 milliards d’euros sont des dépenses directes (santé et médico-social) et 87 milliards d’euros indirectes (arrêts de travail, perte de qualité de vie).  Un  séjour hospitalier sur quatre a une durée supérieure à un an.  Près de 100 000 professionnels, dont 13 000 psychiatres, prennent en charge 12 millions de patients par an.  La maladie maniaco-dépressive (troubles bipolaires) touche 650 000 français et les schizophrénies, 635 000.  (Réf :  Fondation fondaMental – Dossier de Presse – janvier 2010.)  Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé – janvier 2011), la dépression touche 3 millions personnes en France.

L’auteur de ce livre explore de nombreuses études concernant les résultats de traitements des maladies mentales avant et après le développement de la psychopharmacologie dans les années 1950’s et 1960’s.   Ces résultats donnent la preuve d’une épidémie de maladies mentales créée par l'utilisation des psychotropes prescrits.

11 janv. 2012

Pesticides et malformations congénitales: Les champs de tomates en Floride


Cet article se réfère au chapitre “Guerre chimique” du livre  Tomatoland de Barry Estabrook.  L’association « SOS pour un monde meilleur » m’envoie parfois des informations du Dr Ernesto Burgio de la Société internationale des médecins pour l’environnement (ISDE), en Italie.  « SOS pour un monde meilleur » qui se trouve à Genève, est une école associative pour les thérapeutes, une école éthique, écologiquement responsable, développant une pratique humanitaire.  L’association veut contribuer à un monde meilleur pour les enfants de demain par tous les moyens:  sensibilisation, information, éducation, représentation.   
Guerre chimique:  Les malformations congénitales liées aux pesticides utilisés pour cultiver les tomates 

Les migrants  travaillant dans les champs de tomates de l’Ag-mart à Immokalee dans l’état de Floride aux Etats-Unis sont exposés à des pesticides très toxiques.  L’Ag-mart est une compagnie qui cultive les tomates dans trois états.  Elle emploie environ 500 travailleurs migrants pour planter et récolter.  La plupart viennent du Mexique et du Guatemala et travaillent dans les conditions déplorables (voir 

"Culture de tomates".

Culture de tomates


Tomates hors sol
L'impact environnemental et sociologique de la culture de tomates est aussi dévastateur que celui des fraises. 
En 2011, Barry Estabrook a publié un livre sur la production industrielle de tomates en Floride,  intitulé "Tomatoland" (disponible en anglais).

Un milliard de livres de tomates est expédié chaque année de la Floride à d'autres Etats en Amérique. La culture des tomates en Floride représente un chiffre d'affaires de 500 millions de dollars par an.


La plupart des tomates de Floride sont cultivées industriellement dans un sol sablonneux, privé de nutriments. Un engrais artificiel à base de pétrole est nécessaire  pour les garder vivantes.  L'air constamment humide favorise la prolifération de  27 espèces d'insectes et de 29 maladies qui attaquent les plantes. Cela nécessite la pulvérisation avec des tonnes d'herbicides et de pesticides coûteux et toxiques. Ces substances réduisent les quantités de calcium et de vitamines A et C et ajoutent jusqu'à 14 fois plus de sodium dans les tomates que celles consommées par nos parents.  Les tomates sont cueillies vertes, à la main, puis gazées à l'éthylène, pour les rougir artificiellement.  Ceci enlève leur goût et leur donne une texture farineuse.

10 janv. 2012

Les six plus grandes compagnies agrochimiques jugées coupables par le Tribunal Permanent des Peuples


Ceci est un résumé d’articles rapportant que le Tribunal Permanent des Peuples (Permanent People’s Tribunal) a récemment condamné la politique des six plus grandes compagnies agrochimiques pour violations des droits humains.  J’aimerais remercier l’Association « SOS pour un monde meilleur » qui a fourni un de ces articles.

Pendant trois jours (3-6 décembre 2011), le Tribunal Permanent des Peuples à Bangalore en Inde, a examiné les violations des droits humains par les six plus grandes multinationales agrochimiques au monde : Monsanto, Syngenta, Bayer, Dow Chemical, DuPont et BASF. 

Le PAN, « Pesticide Action Network » a représenté des victimes de l’exposition aux pesticides du monde entier.  Ce réseau global de plus de 600 organisations en 90 pays, travaille pour éliminer l’usage des pesticides et d’autres technologies nocives.  En 2008,  le PAN a demandé au Tribunal d’enquêter sur les activités de ces six multinationales qui pillent l’environnement, détruisent l’équilibre écologique et la biodiversité, nuisent à la santé et sèment la mort.

Le Tribunal Permanent des Peuples, fondé en Italie en 1979, est un tribunal d’opinion internationale qui enquête sur les violations des droits humains.  Bien qu'ils ne soient pas juridiquement exécutables, ses verdicts peuvent entraîner des actions juridiques futures contre les coupables, et  faire pression sur  les gouvernements et les institutions.

Les pratiques de l’industrie agrochimique, évaluées à 42 milliards de dollars, affectent l’environnement, l’alimentation, la santé, les enfants et les générations futures. Chaque année, des centaines de milliers de personnes tombent malades à cause des pesticides et plus de 355'000 en meurent.

Domination globale: "Thrive": Revue du film




Le film “Thrive” (2011, 132 mn.), realisé par Foster Gamble, est un exposé convaincant du projet de domination globale par une élite.  Il mérite d'être regardé du début jusqu’à la fin.  Après l’avoir vu, on comprend que la dégradation de notre santé et de notre environnement peut être comprise comme l'expression d’un plan pour obtenir le contrôle de la population mondiale:  vaccinations, médicaments, dette, énergies non renouvelables, alimentation génétiquement modifiée, pesticides ... 





Le titre du film est optimiste.  La vie sur cette terre devrait fleurir, cependant la majorité des êtres humains et même les animaux luttent pour la survie.

Pourquoi ?

Gamble nous amène de l’exploration du concept du tore (“torus”)  à la description des actions d'un groupe d’élite pour dominer le monde.  Il commence avec les inventeurs des appareils générant de l’énergie gratuite et qui ont été constamment et brutalement supprimés par ceux qui profitent des énergies existantes.  Ces inventions menaçaient leurs énormes profits sur les richesses de nos réserves d’énergie évaluées à 200 trillions de dollars.  Il mentionne aussi les "crop circles" (cercles dans le blé) et les OVNIs, mais quand il parle de l’argent, il a bien les pieds sur terre.

La façon dont ce groupe élitaire a pris le contrôle de tous les aspects de nos vies est explorée : argent, santé, éducation, énergie, alimentation.  Il termine avec optimisme en citant les solutions. Il faut se réveiller et agir.  Que peut-on faire en tant qu’individu ?  Il faut s’informer, parler, s’unir.  On peut consommer avec responsabilité.  On peut lutter pour garder l’Internet équitable et libre.  On peut soutenir les medias indépendants et une production alimentaire bio et non OGM,  lutter pour les énergies renouvelables et participer aux actions critiques de masse. 

Gamble croit en le pouvoir du peuple.  Nous sommes arrivés au moment d’un éveil global.  Si c’est vrai, il y a  l’espoir que le monde va fleurir.  « There is hope for the world to thrive. »


Consultez le site Web du film (en anglais) : www.thrivemovement.com.  


par Meris Michaels